Retour à l'accueil


COSE
L'expérience en action
    Créé en 1962, COSE est un bureau privé de formation et consultation, dont la mission est de développer les compétences des gestionnaires de premier et de deuxième niveaux, par le biais de la formation et ce, afin qu’ils puissent contribuer davantage à la performance organisationnelle. [+]

Programmes
    Via la formation sur mesure, COSE contribue à développer des habiletés et à modifier des comportements permettant d’obtenir un retour sur les investissements. Nous comptons plus de 50 sessions de formation adaptables aux besoins particuliers de la clientèle en Management, Ressources humaines et Service à la clientèle, ainsi que des Programmes flexibles d’Engagement du Personnel et de Développement de Gestionnaires Leader.[+]

Billets étiquettés ‘planification’

Le contrôle… ce mal aimé…

28/11/2011

Pour les athlètes de sports olympiques, la quête de la plus haute marche du podium fait partie des plus grands rêves, des plus grandes aspirations. Et en même temps, ces derniers sont conscients que seulement trois compétiteurs pourront revenir dans leur pays d’origine avec une médaille autour du cou.

Pourtant, durant les années, les mois, les jours qui précèdent l’événement tant attendu, tous ces athlètes se fixent des buts à atteindre, établissent leurs plans de match, s’exécutent, constatent leurs résultats, identifient leurs lacunes et recommencent leur processus. En fait, au quotidien, ils pratiquent et travaillent sur les détails qui leur permettront un jour d’atteindre LEUR résultat recherché, qui devra toujours être meilleur que celui atteint la veille.

Dans notre jargon de gestion, nous parlerons d’amélioration continue. Comment faire mieux jour après jour ? Comment parvenir à «battre» les résultats du dernier trimestre. Comment nous assurer d’offrir une qualité de service supérieure à celle de la compétition ? Comment améliorer notre leadership ?

La formulation d’attentes, l’élaboration d’objectifs, l’identification de comportements attendus sont des activités qui font partie de l’une des étapes premières visant une performance accrue. C’est ce que l’on appelle l’étape de la PLANIFICATION. Pour l’athlète, quel sera le chrono à atteindre, qui tient compte de ses capacités et de ses habiletés? Quel sera le résultat visé qui, lorsqu’atteint, lui permettra de passer au niveau suivant? Quel sera le chiffre qui amènera son lot de satisfaction?

Or, c’est bien beau la planification, mais à quoi servirait-elle si on ne connaissait pas le résultat des plans élaborés et cibles visées? Avez-vous déjà pratiqué un sport sans calculer le pointage, sans relever aucune statistique, sans mesurer quoi que ce soit? Avez-vous déjà tenté de perdre du poids sans vous peser? Difficile de mesurer un degré de satisfaction sans ces suivis. Souvent considéré par plusieurs comme une étape «casseuse de party», mais tout aussi importante que la planification, le CONTRÔLE a comme principal avantage de nous assurer de l’atteinte de l’objectif et de l’application du plan de match établi en nous permettant, avant qu’il ne soit trop tard, de prendre les moyens nécessaires pour corriger les situations défavorables en cas d’écart.

Le contrôle est donc cette fonction de gestion qui permet au gestionnaire de mesurer, d’évaluer le niveau de performance atteint (choix des ressources, des méthodes et résultats), de comparer celui-ci aux plans et objectifs visés (attentes) et de prendre les mesures appropriées pour corriger la situation.

Et pour exercer un contrôle efficace, certaines étapes doivent être prévues :

  • En fonction des objectifs établis lors de la planification, établissement des paramètres, des critères qui nous permettront d’évaluer l’atteinte ou non des objectifs;
  • Pour chacun des paramètres, identification des normes (quantitatifs, qualitatifs) qui serviront de référence et de comparable aux résultats obtenus;
  • En fonction des résultats obtenus, comparaison entre ceux-ci et les normes établies précédemment afin de confirmer une concordance ou un écart (favorable ou défavorable);
  • Évaluation des écarts et appréciation des causes entourant ces écarts en vue de ressortir des options de solutions et/ou des correctifs.
  • Mise en place de mesures correctives en vue d’éliminer définitivement, les situations défavorables.

C’est donc au travers la mesure du résultat obtenu en regard d’indicateurs mesurables que l’athlète pourra confirmer qu’il est sur la bonne voie ou qu’il doit apporter des ajustements à son plan d’entraînement.

Il ne faut toutefois pas oublier que sans le CONTRÔLE, la planification perd tout son sens et sans la planification, nul besoin de contrôle. Un lien très étroit unit ces deux fonctions de gestion.

3 devoirs pour la rentrée du gestionnaire

06/09/2010

Pour plusieurs gestionnaires, l’arrivée de l’automne marque généralement le mi-parcours ou le sprint final vers l’atteinte des objectifs annuels. Déjà plusieurs mois se sont écoulés et il y a sûrement plusieurs facteurs environnants qui ont modifié le parcours prévu. Il s’agit donc d’un moment propice pour ajuster le tir afin de faire bonne figure face au bilan annuel qui ne saura tarder.

En ajustant le tir à cette période charnière, le gestionnaire profite, d’une part, du regain d’énergie que procure souvent la période de la rentrée et, d’autre part, de la dernière impression qu’il laissera suite à son sprint final. Il s’agit d’une stratégie qui s’apparente à celle du boxeur qui donne le maximum à la fin d’un round, question de laisser une bonne impression aux juges. Bien entendu, il est difficile de camoufler les chutes au sol. Par contre, il est possible de faire oublier ou d’atténuer les quelques légers cafouillages en début de round.

Ainsi, afin de créer l’impact voulu, il importe de bien cerner les actions qui généreront des résultats marquants sur le score final. Il est donc conseillé de viser un maximum de 3 devoirs qui feront la différence.

Pour les fixer, je vous propose quelques pistes de réflexion qui permettent de cibler les zones à travailler et autour desquelles il conviendra d’élaborer un plan d’action concret, afin de réserver du temps pour les réaliser :

  • Sur quel objectif ou projet dois-je mettre plus d’effort pour améliorer mes résultats finaux?
  • Sur quel objectif ou projet dois-je mettre moins d’effort en regard aux résultats escomptés?
  • Sur quel employé dois-je mieux doser mes efforts et ajuster mon approche afin d’optimiser sa contribution?
  • Sur quel employé dois-je investir moins d’effort et de temps, puisque mes actions ont peu d’impact?
  • Quelle compétence dois-je travailler avec mon personnel pour qu’il soit plus performant?
  • Quel irritant doit être traité en priorité afin d’alléger le climat de travail?
  • Quel aspect de l’organisation du travail doit être adressé et changé?
  • Quelle méthode de travail doit être améliorée pour rendre le travail de mon secteur plus efficient?
  • Quel outil ou équipement doit être amélioré afin d’augmenter la performance des employés de mon secteur?
  • Quel comportement ou compétence dois-je modifier ou améliorer pour optimiser mon impact et mon leadership?
  • Etc.

Bien entendu, nous pouvons y ajouter d’autres pistes de réflexion. Ce qui importe dans cet exercice, c’est de cerner les 3 éléments qui feront la différence et qui généreront des impacts positifs importants quant à l’image que laissera notre blitz final.

L’effet pervers des vacances…

26/07/2010

Ah les vacances !

Ce mal nécessaire qui nous oblige à chaque saison estivale à nous sortir de notre milieu de travail et à délaisser temporairement nos clients, nos collègues, nos employés, au profit de nos familles, nos amis, nos activités préférées…

Ce mal qui nous oblige, la veille de notre départ pour ce congé forcé, à prendre une multitude de décisions, à nous assurer de ne rien oublier, à planifier judicieusement notre absence, à multiplier les rencontres, les réunions et l’envoi de courriels.

Et ce même mal qui continue de nous affliger à notre retour au travail, nous imposant de traiter prioritairement certains dossiers accumulés, de retourner des appels téléphoniques et de répondre à une multitude de courriels.

C’est sûrement, entre autres, pour échapper aux effets pervers des vacances énumérés ci-haut que j’ai observé la semaine dernière, sur une île des Antilles, mer41un nombre effarant d’individus en maillot de bain, tapoter sur leur clavier de portable ou répondre, via leur « blackberry », à leurs courriels ou appels téléphoniques. Certains devaient sûrement « Twitter », faisant part de leurs dernières trouvailles en matière de cocktails exotiques, alors que d’autres ajoutaient des photos démontrant leur bronzage sur leur page Facebook.

Mais d’autres vacanciers demeuraient présents et disponibles à leur organisation, incapables de donner tout le sens voulu au mot « vacances » (au pluriel, du latin vacare, « être sans »), choisissant de traiter à distance moult dossiers, se croyant sûrement indispensables ou désirant tout simplement s’assurer que tout allait bien. Inaptes à se retrouver seuls avec eux-mêmes l’instant de quelques journées, ni même avec les membres de leur famille, je trouvais la scène triste et désolante.

Mme Natalie Bertrand, spécialiste en harmonisation du climat de travail, mentionnait dans une entrevue (« Les longues fins de semaine ne remplacent pas les vacances»), parue le 7 juillet dernier dans le journal Les Affaires, l’utilité et l’importance de prendre de vraies vacances afin de nous permettre de prendre du recul, de nous ressourcer et recharger nos batteries. « Oui c’est possible, oui ça se planifie, oui ça se négocie », disait-elle avec raison.

C’est donc sans « bidule informatique, ni téléphonique », que j’ai pu consacrer 100 % de mon temps à me baigner, marcher, m’amuser, danser, bien manger et boire avec les membres de ma famille, laissant mon cerveau vaguer allègrement au gré de mon biorythme. Pas de montre, ni d’agenda structuré, aucun veston, ni cravate, j’étais très loin physiquement et d’esprit de mon organisation. Aujourd’hui, je suis de retour au boulot, frais et dispos, l’esprit aéré et prêt à attaquer mes dossiers de façon productive. N’est-ce pas le but premier visé des vacances ?

P.S. : Au fait, quelqu’un peut me rappeler le mot de passe de mon portable ?